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Lydia & Ernest Dyck.
Ernest Henry Dyck : missionnaire au Congo et missionnaire pionnier au Québec; naquit le 5 avril 1922 dans le village mennonite et germanophone de Hierschau en Ukraine soviétique. Son père Peter Dyck épousa en secondes noces Katharina Toews et ils eurent six enfants, dont le benjamin Ernest. La crise sociale en Russie méridionale, aggravée par des années de guerre, avait poussé la famille d’Ernest à immigrer au Canada, ce qu’elle fit toutefois sans Peter, assassiné en 1926, peu avant leur départ. Une fois établie à Abbotsford (Colombie-Britannique), la famille fréquenta l’église mennonite de McCallum Road où Ernest épousa, en septembre 1951, Lydia Elizabeth Krahn dont le père Henry était diacre. Ernest et Lydia Dyck eurent trois enfants : Norman, Stan et Ruth.

Ernest fit profession de foi à 9 ans et fut baptisé en 1941, à l’âge de 18 ans. Désirant devenir missionnaire en Afrique, Ernest entreprit ses études bibliques au Mennonite Brethren Bible College de Winnipeg avant d’obtenir un diplôme de premier cycle au collège mennonite de Tabor (Kansas) en 1951. Une fois diplômé, Ernest partit avec Lydia pour étudier le français à l’Institut Biblique Béthel de Sherbrooke, au Québec, puis ils se rendirent en Belgique pour se familiariser avec le système colonial belge en Afrique et améliorer leur connaissance du français. En 1953, le couple Dyck était prêt à œuvrer pour le Congo Inland Mission des Frères mennonites au Congo Belge.

De septembre 1953 jusqu’en  1957 Ernest  dirigea l’école des enseignants à Matende, après avoir appris la langue Kituba, tandis que Lydia  enseignait à l’école de filles). De plus, Ernest prêchait et évangélisait dans la région.

Durant le repos quadriennal de 1957, la famille revint dans l’Ouest.  Ernest y compléta un mémoire de maîtrise à l’Université de Washington sur l’éducation au Congo tout en visitant souvent Abbotsford. Les Dyck retournèrent au Congo en janvier 1959, d’abord à Kajiji, encore avec des responsabilités principales en éducation, mais aussi pour la prédication. Ils y ont rencontré entre autres les missionnaires Clyde et Élizabeth Shannon avant de retourner à Matende. Déjà à la fin de 1959 des tensions ont surgi suite à l’annonce belge de la future indépendance congolaise. Ensuite, Dyck représenta la mission des Frères mennonites aux réunions du Conseil protestant du Congo et contribua à la formulation en mai 1960 d’une entente pour accélérer l’indigénisation de la mission frère mennonite. Après l’indépendance du premier juillet, les missionnaires ont été encouragés par leurs gouvernements à partir. Les vacances en juillet 1960 se sont donc changées en rapatriement obligé au Canada.

En été 1961 la Conférence Canadienne offrit à Dyck l’occasion d’amorcer un travail d’implantation d’églises au Québec. La famille Dyck s’établit d’abord dans la petite ville de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, au sein d’une société francophone et dominée par un clergé catholique omniprésent. Par le biais de la distribution de littérature chrétienne et du porte-à-porte, et avec l’aide du couple missionnaire Shannon déjà connus au Congo, Ernest et Lydia recrutèrent les premiers croyants pour former en 1961 la première assemblée frère mennonite québécoise. Trois ans plus tard le premier bâtiment de culte était inauguré et en juin 1964 le premier baptême, celui de David Franco, y était célébré. Parallèlement, Ernest enseignait à temps partiel à son ancien collège Béthel. Après des débuts modestes, le Québec de la « Révolution tranquille » s’ouvrait de plus en plus au message protestant évangélique. Le mouvement frère mennonite connut entre 1971 et 1983 une croissance remarquable, spécialement à partir du contexte particulier de la ville de Sainte-Thérése où une nombreuse et vigoureuse jeunesse vivait la contre-culture en rejetant la tradition catholique précédente. La conversion d’un jeune hippie en 1970, Guy Lavoie, répandit en peu de temps l’évangile parmi les autres jeunes de son milieu et déclencha un réveil spirituel local considérable. Successivement, l’entrée dans les églises des Frères mennonites de cette masse de jeunes convertis, guidés par Dyck, engendra l’implantation des églises de Saint-Eustache (1977) et de Sainte-Rose (1978), s’ajoutant aux églises de Saint-Jérôme (1961), de Sainte-Thérèse (1964) et de Saint-Laurent (1967). Durant ces années fastes, Ernest Dyck participa aussi à l’achat du Camp Péniel (1974) et à la fondation de l’Institut Biblique Laval (1976, devenu l’ETEM par la suite). Après un bref intermède comme pasteur en Ontario entre 1980 et 1982, Ernest revint au Québec avec sa famille en tant que pasteur, de 1982 à 1987, de l’église de Saint-Jérôme qu’il avait fondée plus de vingt ans auparavant. Ensuite, il revint à Sainte-Rose comme pasteur intérimaire, entre 1987 et 1988. Semi-retraités à partir de 1988, Ernest et Lydia se retirèrent définitivement en 1992.

Ernest Henry Dyck est décédé à Virgil, en Ontario, le 14 septembre 2009 à l’âge de 87 ans, entouré de ses trois enfants et de son épouse Lydia. Ernest a écrit ses mémoires détaillées dans Called to Witness.

See also Dyck, Ernest H. (1922-2009) and Lydia (1928-2011).

[edit] Bibliography

Denault, Pascal, L’établissement des franco-protestants de la ville de St-Jérôme, 2007, Montréal, dissertation académique, 33 p.(SHMQ archives)

Dyck, Ernest, Called to Witness,. St. Catherines, publié par l’auteur, 2003, 297 p.


Author(s) Zacharie Leclair
Richard Lougheed
Date Published January 2011


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Leclair, Zacharie and Richard Lougheed. "Dyck, Ernest H. (1922-2009) (FR)." Global Anabaptist Mennonite Encyclopedia Online. January 2011. Web. 29 Dec 2014. http://gameo.org/index.php?title=Dyck,_Ernest_H._(1922-2009)_(FR)&oldid=100437.

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